The Maccabees – Given To The Wild

On le sait : le premier album est celui de la découverte ; le deuxième, celui de la confirmation ; le troisième, celui de la maturité. Un groupe ne peut pas vraiment se permettre de resservir la même recette car le public ne lui pardonnera pas – récemment, des groupes comme Razorlight et The Kooks en ont fait les frais. Les cinq Maccabees de Londres l’ont compris et ont décidé de fournir un véritable travail de dépassement, aussi bien dans la composition que dans la recherche de sons et d’arrangements.

En décembre 2011, un court-métrage intitulé Given to the Wild avait été posté sur Youtube : il annonçait l’atmosphère sombre et mélancolique de l’album -  disponible depuis le 30 janvier sur Fiction Records.

Dans l’ensemble, les morceaux sont plus techniques mais l’émotion, omniprésente, les rend faciles d’accès (Go, Unknow). Si les Maccabees nous avaient habitués à un indie-rock brut genre Bloc Party, ils nous proposent aujourd’hui un post-rock psychédélique qui se rapproche tantôt des Foals (Forever I’ve Known), tantôt de Vampire Weekend (Pelican). Un titre comme Ayla, aves sa boucle de piano, ses cuivres et sa réverb’ d’ensemble, symbolise bien ce changement de style.

La voix d’Orlando Weeks, toute en retenue, toute en nuances, est tour à tour froide et sensuelle. Elle sert de guide dans cet album riche, dense et… surprenant ! En effet, on ne sait jamais ce que nous réserve la prochaine mesure ! Certains titres dévoilent une structure progressive (Went Away) tandis que d’autres jouent sur l’alternance de passages contemplatifs et d’envolées rythmiques : et c’est là, quand la machine s’emballe, que les riffs harmonisés prennent tout leur sens (Child, Feel to Follow).

Le groupe a fait appel à Tim Goldsworthy (The Rapture, Cut Copy) et Bruno Ellingham (LCD Soundsystem, Massive Attack) pour obtenir un son clair et puissant qui donne le vertige (Glimmer). D’aucuns jugeront la production trop lisse, mais ils ne pourront nier qu’elle offre certains moments d’extase pure, comme sur Grew Up at Midnight, merveille aérienne qui clôt en beauté cet album.

Avec Given to the Wild, The Maccabees ont changé de dimension. Il n’y a qu’à voir leur performance aux NME Awards pour s’en convaincre.

                                                                                            Article Réalisé Par Jim Calamel

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Cette entrée a été écrite par jimcalamel et publiée le avril 3, 2012 à 3:22 . Elle est classée dans Artistes, News et taguée , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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